[s]Le sud Liban s'embrase
Une offensive militaire israélienne d'envergure a répondu à une spectaculaire opération du Hezbollah libanais à la frontière des deux pays. Sept soldats israéliens ont été tués et deux autres enlevés. Des appels à l'appaisement sont venus du monde entier.
Israël mobilisé au nord et au sud
Deux nouveaux soldats israéliens capturés et un nouveau front. Cet embrasement général à la frontière libano-israélienne a commencé par des attaques du Hezbollah chiite libanais. Soutenu par Téhéran et Damas, cet ennemi juré de l'Etat hébreu a annoncé dans un communiqué avoir capturé ce mercredi matin deux soldats à la frontière avec Israël et vouloir les échanger contre des détenus arabes en Israël. Selon l'armée israélienne, trois soldats ont également été tués. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a blâmé le gouvernement libanais et rejeté toute négociation pour la libération des soldats, alors que l'aviation, la marine et l'artillerie israéliennes bombardaient des objectifs au Liban sud. Mobilisant 6.000 réservistes prêts à être déployés, Israël a du coup également lancé une opération terrestre au Liban sud, la première depuis le retrait israélien de cette zone en mai 2000. Selon la police libanaise, deux civils libanais ont été tués et onze personnes blessées, dont quatre journalistes et un militaire, dans les opérations de l'armée israélienne. On a appris dans l'après-midi la mort de quatre autres soldats israéliens dans l'explosion d'un char lors des recherches menées pour retrouver les deux militaires enlevés.
En octobre 2000, le Hezbollah avait capturé trois soldats israéliens dans les Fermes de Chebaa. Leurs corps ont été échangés en janvier 2004 contre des détenus libanais et arabes en Israël.
Les réactions. L'annonce de la capture a été accueillie par des tirs de joie dans des régions du Liban, dont la banlieue chiite de Beyrouth contrôlée par le Hezbollah et des camps de réfugiés palestiniens. Le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont la branche armée fait partie des groupes ayant enlevé le soldat israélien le 25 juin, a félicité le Hezbollah, de même que le guide spirituel des Frères musulmans en Egypte, Mohammad Mehdi Akef. Devant les Nations unies, à New York, Israël a qualifié d'"acte de guerre" l'enlèvement de ses deux soldats. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a condamné à Paris des enlèvements qui "menacent la stabilité régionale". La France et l'Union européenne ont appelé à la libération des deux soldats. La Russie aussi, très "préoccupée" par l'escalade de la violence qui "risque de détruire la fragile stabilité au Liban". De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré : "Nous sommes extrêmement préoccupés par ce qui se passe au sud Liban et nous condamnons sans aucune réserve les attaques. Mais nous demandons la libération immédiate des soldats israéliens".
Une offensive militaire israélienne d'envergure a répondu à une spectaculaire opération du Hezbollah libanais à la frontière des deux pays. Sept soldats israéliens ont été tués et deux autres enlevés. Des appels à l'appaisement sont venus du monde entier.
Israël mobilisé au nord et au sud
Deux nouveaux soldats israéliens capturés et un nouveau front. Cet embrasement général à la frontière libano-israélienne a commencé par des attaques du Hezbollah chiite libanais. Soutenu par Téhéran et Damas, cet ennemi juré de l'Etat hébreu a annoncé dans un communiqué avoir capturé ce mercredi matin deux soldats à la frontière avec Israël et vouloir les échanger contre des détenus arabes en Israël. Selon l'armée israélienne, trois soldats ont également été tués. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a blâmé le gouvernement libanais et rejeté toute négociation pour la libération des soldats, alors que l'aviation, la marine et l'artillerie israéliennes bombardaient des objectifs au Liban sud. Mobilisant 6.000 réservistes prêts à être déployés, Israël a du coup également lancé une opération terrestre au Liban sud, la première depuis le retrait israélien de cette zone en mai 2000. Selon la police libanaise, deux civils libanais ont été tués et onze personnes blessées, dont quatre journalistes et un militaire, dans les opérations de l'armée israélienne. On a appris dans l'après-midi la mort de quatre autres soldats israéliens dans l'explosion d'un char lors des recherches menées pour retrouver les deux militaires enlevés.
En octobre 2000, le Hezbollah avait capturé trois soldats israéliens dans les Fermes de Chebaa. Leurs corps ont été échangés en janvier 2004 contre des détenus libanais et arabes en Israël.
Les réactions. L'annonce de la capture a été accueillie par des tirs de joie dans des régions du Liban, dont la banlieue chiite de Beyrouth contrôlée par le Hezbollah et des camps de réfugiés palestiniens. Le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont la branche armée fait partie des groupes ayant enlevé le soldat israélien le 25 juin, a félicité le Hezbollah, de même que le guide spirituel des Frères musulmans en Egypte, Mohammad Mehdi Akef. Devant les Nations unies, à New York, Israël a qualifié d'"acte de guerre" l'enlèvement de ses deux soldats. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a condamné à Paris des enlèvements qui "menacent la stabilité régionale". La France et l'Union européenne ont appelé à la libération des deux soldats. La Russie aussi, très "préoccupée" par l'escalade de la violence qui "risque de détruire la fragile stabilité au Liban". De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré : "Nous sommes extrêmement préoccupés par ce qui se passe au sud Liban et nous condamnons sans aucune réserve les attaques. Mais nous demandons la libération immédiate des soldats israéliens".
