*Le Sud Liban s'embrase*12/07/2006*

*Le Sud Liban s'embrase*12/07/2006*
[s]Le sud Liban s'embrase
Une offensive militaire israélienne d'envergure a répondu à une spectaculaire opération du Hezbollah libanais à la frontière des deux pays. Sept soldats israéliens ont été tués et deux autres enlevés. Des appels à l'appaisement sont venus du monde entier.

Israël mobilisé au nord et au sud
Deux nouveaux soldats israéliens capturés et un nouveau front. Cet embrasement général à la frontière libano-israélienne a commencé par des attaques du Hezbollah chiite libanais. Soutenu par Téhéran et Damas, cet ennemi juré de l'Etat hébreu a annoncé dans un communiqué avoir capturé ce mercredi matin deux soldats à la frontière avec Israël et vouloir les échanger contre des détenus arabes en Israël. Selon l'armée israélienne, trois soldats ont également été tués. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a blâmé le gouvernement libanais et rejeté toute négociation pour la libération des soldats, alors que l'aviation, la marine et l'artillerie israéliennes bombardaient des objectifs au Liban sud. Mobilisant 6.000 réservistes prêts à être déployés, Israël a du coup également lancé une opération terrestre au Liban sud, la première depuis le retrait israélien de cette zone en mai 2000. Selon la police libanaise, deux civils libanais ont été tués et onze personnes blessées, dont quatre journalistes et un militaire, dans les opérations de l'armée israélienne. On a appris dans l'après-midi la mort de quatre autres soldats israéliens dans l'explosion d'un char lors des recherches menées pour retrouver les deux militaires enlevés.

En octobre 2000, le Hezbollah avait capturé trois soldats israéliens dans les Fermes de Chebaa. Leurs corps ont été échangés en janvier 2004 contre des détenus libanais et arabes en Israël.

Les réactions. L'annonce de la capture a été accueillie par des tirs de joie dans des régions du Liban, dont la banlieue chiite de Beyrouth contrôlée par le Hezbollah et des camps de réfugiés palestiniens. Le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont la branche armée fait partie des groupes ayant enlevé le soldat israélien le 25 juin, a félicité le Hezbollah, de même que le guide spirituel des Frères musulmans en Egypte, Mohammad Mehdi Akef. Devant les Nations unies, à New York, Israël a qualifié d'"acte de guerre" l'enlèvement de ses deux soldats. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a condamné à Paris des enlèvements qui "menacent la stabilité régionale". La France et l'Union européenne ont appelé à la libération des deux soldats. La Russie aussi, très "préoccupée" par l'escalade de la violence qui "risque de détruire la fragile stabilité au Liban". De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré : "Nous sommes extrêmement préoccupés par ce qui se passe au sud Liban et nous condamnons sans aucune réserve les attaques. Mais nous demandons la libération immédiate des soldats israéliens".

# Postato venerdì 14 luglio 2006 06:20

*Liban : Israël contre-attaque*13/07/2006*

*Liban : Israël contre-attaque*13/07/2006*
[c=#ffffff]Liban : Israël contre-attaque
Au lendemain d'une attaque du Hezbollah et de l'enlèvement de deux de ses soldats, Israël impose un blocus aérien et maritime du Liban. Pour la première fois depuis 1982, l'aéroport de Beyrouth a été bombardé et les Nations unies ont dépêché une mission spéciale au Proche-Orient.

L'aéroport de Beyrouth bombardé
La riposte. Israël a répondu aux attaques du Hezbollah chiite libanais d'hier en bombardant ce matin l'aéroport de Beyrouth, mais aussi par des raids aériens visant notamment plusieurs ponts au sud de Beyrouth dans la nuit puis au sud du Liban dans la journée. Au total, 48 personnes auraient été tuées et 87 blessées, selon un bilan établi par l'AFP de source policière. Par ailleurs, la marine de guerre israélienne a pénétré dans les eaux libanaises afin d'imposer un blocus aérien et maritime du Liban, selon des responsables militaires. Une porte-parole militaire israélienne a justifié le bombardement de l'aéroport de Beyrouth, une première depuis 1982, car il servait au "transfert d'armes pour le Hezbollah libanais". Deux avions qui devaient atterrir ont dû être déviés vers l'aéroport de Larnaca (Chypre) et tous les vols au départ de Paris vers Beyrouth ont été annulés pour la journée. Autre cible de l'armée israélienne, la banlieue sud de la capitale libanaise, le fief du Hezbollah. Le mouvement chiite a indiqué qu'un missile avait touché un immeuble abritant des locaux d'Al-Manar, sa chaîne de télévision, qui n'a pas interrompu ses émissions. Des tirs nourris des batteries anti-aériennes de l'armée libanaise ont été dirigés, en vain, vers des appareils israéliens. Le Hezbollah, dont un militant a été tué dans un raid dans l'est, a ensuite répliqué à ces raids par des dizaines de tirs de roquettes Katioucha dans le nord d'Israël, faisant au moins un mort dans la localité de Nahariya, et 14 blessés. Cet après-midi, on a également appris qu'un Israélien avait été tué et onze blessés dans la chute d'une roquette Katioucha tirée du Liban sur la ville de Safed, dans le nord d'Israël. Puis, l'aviation israélienne a bombardé la base aérienne de l'armée libanaise à Rayack, dans la vallée orientale libanaise de la Békaa. Enfin, ce jeudi soir, selon un porte-parole de l'armée israélienne, deux roquettes Katioucha ont été tirées du Liban sur Haïfa, la troisième ville d'Israël, à une quarantaine de km au sud de la frontière israélo-libanaise. Les habitants de cette ville et de Saint-Jean d'Acre ont ensuite été appelés par l'armée à descendre dans des abris. Le Hezbollah a démenti être à l'origine de ce tir.

Les réactions. Ce jeudi, le Hezbollah a menacé de bombarder la ville israélienne de Haïfa et ses environs si Beyrouth ou sa banlieue sud étaient pris pour cible par des tirs israéliens. Le ministre israélien de la Justice, Haïm Ramon, avait auparavant affirmé que le Liban allait payer "le prix fort pour l'acte de guerre que constitue" l'enlèvement hier par le Hezbollah de deux soldats. Le gouvernement israélien a déclenché cette riposte après une réunion d'urgence mercredi soir. Et ce matin, les deux plus grands journaux israéliens, Yedioth Aharonot et Maariv, titraient "La guerre" et "Déclaration de guerre". Ce jeudi, Israël a dénoncé un axe "terroriste" Iran-Syrie, l'accusant d'être à l'origine de l'escalade militaire au Liban sud. Et de soutenir que le Hezbollah voulait transférer les deux soldats israéliens capturés mercredi vers l'Iran, ce que Téhéran a démenti immédiatement. "La principale exigence du Liban est un cessez-le-feu global immédiat et la fin de cette agression sans limite", a déclaré le ministre libanais de l'Information, Ghazi al Aridi, après une réunion d'urgence du gouvernement de Beyrouth. La Ligue arabe a décidé de se réunir d'urgence au Caire samedi, soit après le week-end du vendredi observé par la majorité des pays de la région. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a de son côté mis en garde contre le déclenchement d'une "guerre régionale". Par la voix du représentant spécial de Kofi Annan pour le Liban, Gier Pedersen, l'ONU s'est déclarée "très inquiète" des "lourdes attaques et de l'escalade" menées par Israël au Liban et a appellé à une fin des hostilités pour parvenir à une solution pacifique. Kofi Annan a dépêché au Proche-Orient une mission spéciale de haut niveau et le Conseil de sécurité des Nations unies a convoqué pour vendredi une réunion d'urgence. Les membres du quartette international de médiateurs dans le conflit au Proche-Orient - Etats-Unis, ONU, Russie, UE - mènent d'intenses consultations afin de "ne pas laisser le conflit se transformer en véritable guerre entre le Liban et Israël", a indiqué un haut responsable de la diplomatie russe. Le président américain, George W. Bush, a affirmé, en Allemagne, qu'Israël avait "le droit de se défendre", tout en demandant à l'Etat hébreu de ne pas prendre de mesures qui pourraient mettre en danger le gouvernement libanais. Et d'ajouter que la Syrie devra "rendre des comptes". L'Union européenne a jugé ce jeudi "disproportionnée" l'opération militaire lancée par Israël. Lors d'un entretien téléphonique avec Kofi Annan, le président Jacques Chirac a appelé "d'urgence" à "l'arrêt des violences" et à "la libération" des deux soldats israéliens. Philippe Douste-Blazy a lui condamné jeudi "l'acte de guerre disproportionné" d'Israël. La France appuie "la demande libanaise d'une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies dans les délais les plus brefs", a déclaré le ministre des Affaires étrangères. Enfin, le négociateur en chef du programme nucléaire iranien a exprimé en Syrie le soutien de l'Iran à la "résistance palestinienne et libanaise contre Israël", a rapporté jeudi l'agence officielle Irna.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait annoncé mercredi que les deux soldats israéliens capturés ne seraient libérés que grâce à des "négociations indirectes, dans le cadre d'un échange" de prisonniers. Hypothèse très rapidement rejetée par Israël.

# Postato venerdì 14 luglio 2006 06:26

*Israël bombarde Beyrouth et accroît sa pression sur le Liban*14/07/2006

*Israël bombarde Beyrouth et accroît sa pression sur le Liban*14/07/2006
Israël a bombardé vendredi matin(doc aujourd'hui) le sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, après l'ordre donné par le Premier ministre israélien Ehud Olmert d'intensifier les opérations militaires contre le Liban en représailles à la capture de deux soldats israéliens mercredi par le mouvement chiite libanais.

Le Liban est quasiment coupé de tout lien terrestre, maritime et aérien avec le monde extérieur à la suite des opérations israéliennes.

L'aviation israélienne a bombardé des ponts et des routes dans les faubourgs sud de la capitale libanaise, majoritairement chiites. Elle a également visé un dépôt de carburant à la périphérie de Beyrouth.

Peu de temps auparavant, des raids israéliens ont entraîné la fermeture du principal axe routier reliant Beyrouth et Damas.

Réunis autour d'Olmert, les principaux chefs des services de sécurité israéliens ont pris la décision d'intensifier les opérations sur le Liban, dont les ports sont déjà soumis de facto à un blocus maritime par l'Etat juif.

Israël a aussi frappé jeudi l'aéroport de Beyrouth et deux autres aérodromes militaires, ainsi que des ponts et des maisons dans le sud du Liban et un pont menant au seul aéroport international du pays.

"La décision a été prise d'intensifier les opérations israéliennes au Liban", a affirmé la radio de l'armée israélienne, citant des sources politiques.

Les opérations d'Israël en représailles à la capture de deux de ses soldats, lors d'une incursion transfrontalière d'activistes du Hezbollah, ont coûté la vie à au moins 55 civils libanais.

FLAMMES ET FUMÉE

On ignore si les derniers raids aériens, qui ont surpris les habitants de Beyrouth dans leur sommeil, ont fait des victimes.

D'après la chaîne de télévision du Hezbollah, ces frappes ont fait au moins deux morts et 17 blessés.

Sur des images de télévision, on peut voir des habitants en aider d'autres touchés par des débris.

Des flammes et de la fumée s'élèvent du sud de Beyrouth, où se trouvent les locaux du Hezbollah, qui ne semblent toutefois pas avoir été touchés.

Les pompiers luttent pour leur part contre l'incendie déclenché par la frappe sur le dépôt de carburant.

Le Hezbollah a de son côté tiré plus de 120 roquettes sur Israël jeudi, a affirmé l'Etat juif, qui a signalé deux civils tués et 95 autres blessés.

Deux missiles se sont abattus jeudi sur Haïfa, troisième ville d'Israël située à une trentaine de kilomètres de la frontière libanaise.

Israël a imputé cette attaque au Hezbollah, qui a démenti.

Des avions israéliens ont lâché des tracts sur des quartiers de Beyrouth et certaines villes du sud du Liban afin d'inviter la population à se tenir à l'écart des locaux du Hezbollah, dont le chef, Hassan Nasrallah, est ainsi considéré comme une cible potentielle d'Israël.

Ces violences sont les pires depuis 1996 entre Israël et le Liban. A cette époque, l'Etat juif occupait encore le sud du Liban, dont il s'est retiré en 2000.

Face à cette escalade, le Conseil de sécurité de l'Onu doit se réunir en urgence vendredi.

Le président américain George Bush a déclaré jeudi qu'Israël avait le "droit de se défendre", tout en exprimant ses craintes pour l'avenir du gouvernement libanais.

Sa secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, a invité Israël à la retenue. Elle a aussi invité la Syrie à exercer des pressions sur le Hezbollah, soutenu par Damas.

L'Iran a pour sa part prévenu qu'une attaque israélienne contre la Syrie serait perçue comme une offensive contre l'ensemble du monde islamique.

Outre ses opérations au Liban, Israël est également engagé dans une intervention dans la bande de Gaza, où un autre de ses soldats a été enlevé par des activistes palestiniens le 25 juin.

Un Palestinien a été tué vendredi par un obus tiré par un char israélien dans la bande de Gaza, ont rapporté des médecins palestiniens.

# Postato venerdì 14 luglio 2006 06:39

*reactions*

*reactions*
Les réactions
"La principale exigence du Liban
est un cessez-le-feu global immédiat et la fin de cette agression sans limite", a déclaré jeudi le ministre libanais de l'Information, Ghazi al Aridi, après une réunion d'urgence du gouvernement de Beyrouth.
La Ligue arabe
a décidé de se réunir d'urgence au Caire samedi, soit après le week-end du vendredi observé par la majorité des pays de la région.
Le président palestinien,
Mahmoud Abbas, a de son côté mis en garde contre le déclenchement d'une "guerre régionale".
Par la voix du représentant spécial de Kofi Annan pour le Liban, Gier Pedersen, l'ONU
s'est déclarée jeudi "très inquiète" des "lourdes attaques et de l'escalade" menées par Israël au Liban et a appellé à une fin des hostilités pour parvenir à une solution pacifique. Kofi Annan a dépêché au Proche-Orient une mission spéciale de haut niveau et le Conseil de sécurité des Nations unies a convoqué pour vendredi une réunion d'urgence.
Les membres du quartette international de médiateurs dans le conflit au Proche-Orient - Etats-Unis, ONU, Russie, UE - mènent d'intenses consultations afin de "ne pas laisser le conflit se transformer en véritable guerre entre le Liban et Israël", a indiqué jeudi un haut responsable de la diplomatie russe.
Le président américain,
George W. Bush, a affirmé, en Allemagne, qu'Israël avait "le droit de se défendre", tout en demandant à l'Etat hébreu de ne pas prendre de mesures qui pourraient mettre en danger le gouvernement libanais. Et d'ajouter que la Syrie devra "rendre des comptes".
Le président russe Vladimir Poutine
a appelé vendredi "toutes les parties impliquées" dans l'escalade de violence au Proche-Orient à "arrêter immédiatement les hostilités".
L'Union européenne[/g]
a jugé ce jeudi "disproportionnée" l'opération militaire lancée par Israël.
Lors d'un entretien téléphonique avec Kofi Annan, le président Jacques Chirac a appelé "d'urgence" à "l'arrêt des violences" et à "la libération" des deux soldats israéliens. Philippe Douste-Blazy a lui condamné jeudi "l'acte de guerre disproportionné" d'Israël. La France appuie "la demande libanaise d'une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies dans les délais les plus brefs", a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
Enfin, le négociateur en chef du programme nucléaire iranien
a exprimé en Syrie le soutien de l'Iran à la "résistance palestinienne et libanaise contre Israël", a rapporté jeudi l'agence officielle Irna.

# Postato venerdì 14 luglio 2006 06:48

*Israël impose un quasi blocus au Liban où il veut éliminer le Hezbollah*14/07/2006

*Israël impose un quasi blocus au Liban où il veut éliminer le Hezbollah*14/07/2006
Israel a intensifié et étendu vendredi ses raids destructeurs au Liban, soumis à un blocus aérien, maritime et terrestre quasiment étanche, menaçant de mort le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans une escalade de la violence qui fait craindre au monde un conflit régional.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a autorisé l'armée à poursuivre ses opérations et à frapper plus d'objectifs" au Liban, après le tir sans précédent de roquettes sur Haïfa, la troisième ville d'Israël située à une quarantaine de km de la frontière commune.
L'offensive israélienne a été lancée le 12 juillet après une attaque du Hezbollah à la frontière qui s'est soldée par la capture de deux soldats israéliens et la mort de huit autres.
Mettant ses menaces contre le Hezbollah à exécution, des chasseurs-bombardiers israéliens ont tiré des missiles sur un quartier où se trouve le commandement du mouvement chiite dans la banlieue sud de Beyrouth, après une journée de raids qui ont fait près de 50 morts au Liban. Une cinquantaine de personnes ont été blessées vendredi.
L'aviation, l'artillerie et la marine israéliennes ont détruit de nombreux ponts, coupé des routes, incendié des dépôts de carburants de la centrale électrique de Jiyé, sur le littoral au sud de Beyrouth. La défense anti-aérienne est entrée en action.
A sept reprises dans la nuit de jeudi à vendredi la route internationale Beyrouth-Damas, comme l'avaient craint de nombreux Libanais, a été bombardée et coupée à la circulation.
Vendredi vers 11h00 (08H00 GMT), l'aéroport international de Beyrouth, fermé depuis un premier bombardement, a été de nouveau visé par l'armée israélienne.
Face à ce quasi blocus du Liban vendredi des passages par la montagne semblaient être les derniers liens possible pour quitter le pays.
Israël a également bombardé des intérêts du Hezbollah aux abords de la ville de Hermel dans l'est du Liban, à la frontière syrienne, une région prise pour la première fois pour cible par l'aviation israélienne.
Mais le Hezbollah continuait vendredi de tirer des roquettes sur le nord de l'Etat juif et une nouvelle salve s'est abattue dans la matinée. La veille une centaine de roquettes avaient été tirées sur une vingtaine de localités, tuant deux civils israéliens et faisant une centaine de blessés.
Le ministre israélien de l'Intérieur Ron Bar-On a menacé de mort Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, fer de lance de la résistance anti-israélienne au Liban sud, cependant que le ministre de la Justice Haïm Ramon, a dit qu'Israël le combattrait par les mêmes moyens que ceux "utilisés par les Américains contre Oussama Ben Laden", ou par les Russes "face aux terroristes tchétchènes".
"Objectif: Nasrallah" titrait le quotidien israélien à grand tirage Yediot Aharonot.
Face à l'aggravation de la crise, le Conseil de sécurité de l'ONU a prévu vendredi une réunion en urgence, à la demande du gouvernement libanais qui a demandé "un cessez-le-feu immédiat".
Washington a conseillé aux ressortissants américains d'éviter de se rendre au Liban et autorisé les personnels diplomatiques et leurs familles à quitter le pays.
Tout en manifestant leur soutien à Israël, les Etats-unis inquiets du risque de déstabilisation du fragile équilibre au Liban, ont appelé Israël à faire preuve de retenue, comme de nombreux autres pays.
Le chef de la diplomatie finlandaise, Erkki Tuomioja, dont le pays exerce la présidence tournante de l'Union européenne (UE), a jugé "démesurée" la riposte d'Israël au Liban.
Une délégation de l'ONU, de même que le Haut représentant de la politique étrangère européenne Javier Solana sont attendus dans la région.
Le gouvernement libanais a démenti toute responsabilité dans la capture des soldats par le Hezbollah, représenté au cabinet, affirmant qu'il n'avait pas été mis "au courant" de l'attaque du Hezbollah du 12 juillet.
Mais l'Etat hébreu, parlant d'"acte de guerre", l'a rendu responsable et s'est engagé à faire payer "le prix fort" au Liban, six ans après le départ en 2000 de ses troupes du sud du Liban après 22 ans d'occupation.
L'aviation israélienne a égalemet bombardé vendredi près de la frontière syro-libanaise une base du mouvement palestinien pro-syrien FPLP-CG dans la Bekaa (est du Liban), et mené des raids dans la région et sur la route de montagne entre Beyrouth et Damas.
Israël se bat en outre sur son front sud, dans la bande de Gaza où il a lancé une offensive meurtrière pour retrouver un soldat enlevé le 25 juin par un commando palestinien.
Les Etats-Unis ont mis leur veto au Conseil de sécurité à un projet de résolution appelant à la fin de cette offensive.
Le Hezbollah et les groupes armés palestiniens exigent la libération de prisonniers détenus en Israël en échange de celle des soldats dont la capture a plongé dans l'embarras l'armée israélienne. Ce que Israël a totalement exclu.
Les chars israéliens se sont retirés vendredi de positions dans le centre et le sud de la bande de Gaza.
Par ailleurs, un raid aérien israélien a visé la maison d'un député du Hamas dans le nord de la bande de Gaza.

# Postato venerdì 14 luglio 2006 06:54